Pour bien avancer dans la vie, faut-il savoir où l’on va et suivre le plan ? Ou bien se laisser inspirer par ce qui se présente ?

Drôle de dilemme que je retrouve dans le livre de Nassim Nicholas Taleb, « Antifragile – Les bienfaits du désordre », que je relis en ce moment pour préparer une prochaine intervention.

Nassim Taleb fait la différence entre le fragile, qui se casse face à l’imprévu, et l’antifragile, qui se transforme grâce à l’imprévu.

C’est précisément la différence entre le touriste et le flâneur.

Le touriste, c’est celui qui voyage en ayant tout planifié, qui s’enferme dans un programme difficile à revoir. Et si ça ne se passe pas comme prévu, c’est la panique. Esclave du plan, l’’imprévu est pour lui une menace. Sa structure un peu rigide le rend vulnérable au moindre désordre. Ce touriste est typiquement l’être fragile.

Le flâneur, on l’a compris, c’est celui qui se fit à son odorat, qui n’est pas prisonnier d’un plan. Pour lui, l’imprévu est une source d’information. Il est un grand opportuniste, qui peut modifier sans cesse – et rationnellement, ce qui est capital (précision utile de Nassim Taleb) – ses objectifs à mesure qu’il obtient des renseignements. Il se transforme et grandit grâce au désordre. C’est l’être antifragile.

Si un fragile veut se rendre antifragile, une idée est d’imaginer des options à son programme trop structuré et donc trop fragile. Imaginer des options, c’est bénéficier du côté positif de l’incertitude, sans que son côté négatif ne pose de sérieux préjudices.

Cette image peut se transposer dans notre management, notre comportement, et notre façon de suivre notre imagination au lieu de plans trop rationnels.

Une bonne métaphore pour interroger notre part de touriste et notre part de flâneur. Et apprendre à remplacer nos plans trop rationnels par une imagination agile.

On essaye ?

Posted in , , ,

Laisser un commentaire